Ralentisseur routier, quand la sécurité des usagers est mise en jeu


Les ralentisseurs sont des surélévations de chaussée qui occuper toute la largeur de la chaussée et faisant environ 10 centimètres d’épaisseur. Ils sont dans la majorité de cas placés à des endroits stratégiques où la circulation de véhicules roulant à plus de 30 kilomètres à l’heure peut présenter un danger aux usagers qui empruntent le même passage et notamment les piétons. Quels sont les différents types de ralentisseur et existe-t-il des réglementations régissant leur présence. C’est ce que nous allons essayer de voir au fil de la lecture.

Les différents types de ralentisseur

Les ralentisseurs ou casseurs de vitesse pour certains sont un dispositif permettant d’assurer et de réduire les risques d’accident sur une zone routière définie. Avec la présence d’un ralentisseur, les automobilistes sont obligés de réduire leur vitesse, principalement en ligne droite, et ne peuvent rouler à plus de 30 kilomètres à l’heure. Ils sont un excellent moyen qui peut suppléer l’utilisation d’un radar. Cependant, il existe différents types de casseurs de vitesse à savoir le dos d’âne, le coussin, la bande sonore, le créneau, la chicane et l’écluse.

Le dos-d’âne

Ce type de ralentisseur est le plus rependu et le plus connu. Il est aussi appelé le gendarme couché dans le jargon populaire. Il peut être placé sur un passage recevant jusqu’à trois mille véhicules par jour. Selon la loi, il est interdit de placer un passage piéton au-dessus. Toutefois, il est permis d’en mettre en place juste après.
Le ralentisseur de type trapézoïdal

Il est le dérivé général du classique dos d’âne. Le ralentisseur trapézoïdal est formé d’un plateau surélevé et deux extrémités en pente et un passage piéton obligatoire dessus. Il se caractérise par une hauteur de 100 millimètres pour une longueur totale comprise entre 2,50 mètres et 4 mètres.

Le coussin

C’est l’une des formes la plus récente des casseurs de vitesse. Il est aussi appelé le coussin berlinois. Il se caractérise par sa plaque carrée surélevée sur une hauteur pouvant aller de 6 à 7 centimètres avec une largeur de 1,80 mètre environ.

La bande sonore

Comme son  nom l’indique, la bande sonore est une succession de trois à six dos-d’âne, mais beaucoup plus fine. Elle a pour particularité d’émettre un bruit sourd à chaque passage afin de marquer l’esprit du conducteur.

Le créneau

Le créneau est un dérivé du ralentisseur. C’est une déformation volontaire de la chaussée. Il s’agit de remplacer un une ligne droite par un créneau, surtout à proximité des écoles, qui va contraindre le conducteur à réduire sa vitesse. La modification peut mesurer une cinquantaine de mètres. C’est un excellent moyen de forcer le ralentissement du fait de la succession des deux tournants serrés.

L’écluse

L’écluse consiste à réduire la largeur de la chaussée par la création d’une avancée de trottoir sur les deux côtés de la route. Ce qui va forcer l’automobiliste à ralentir et obliger la voiture venant à sens inverse de s’arrêter pour attendre l’autre voiture passer.

Réglementations

Chaque type de ralentisseur est soumis à une législation stricte. Les ralentisseurs de type dos-d’âne et trapézoïdal sont par exemple réglementés par la NF P 98-300. La règle stipule qu’ils ne devront en aucun cas être utilisés dans les voies classées à grande circulation, les axes servant de passage aux poids lourds. En revanche, ils sont conseillés pour les voiries des aires de services, les chemins forestiers et les agglomérations.
Sur le plan marquage, les dos-d’âne sont constitués de trois triangles blancs sur la partie supérieure. Si le marquage d’un ralentisseur trapézoïdal ressemble à celui du dos d’âne, il doit quant à lui présenter un marquage de passage piéton.

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